Un nouveau diplôme d’urbanisme au CNAM : Le Master « Aménagement, villes et territoires » commun aux chaires « urbanisme », « collectivités locales » et « développement territorial »

Publié le 11 Septembre 2012

Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) lance un nouveau Master « Aménagement, villes et territoires » commun à trois chaires de l’établissement, en lieu et place du Magister « Aménagement et conception urbaine » de la Chaire d’urbanisme. Quelles évolutions ?

 

Du Magister au Master, montée en puissance de l’urbanisme au CNAM

 

Dans le prolongement d’une précédente brève sur la Chaire d’urbanisme du Conservatoire national des arts et métiers, l’établissement spécialiste de la formation continue lance cette année son nouveau Master « Aménagement, villes et territoires ».

Ce diplôme national de master (DNM), reconnu par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, est assuré conjointement par trois chaires du CNAM :

La Chaire d’urbanisme : structure « historique » de formation des urbanistes au CNAM via son Magister « Aménagement et conception urbaine » autrefois dirigé par Michel Cantal-Dupart ;

La Chaire d’administration et de gestion des collectivités locales : qui délivre des enseignements spécialisés sur les collectivités locales et délivre un Certificat de compétence « Gestion des services publics territoriaux en France et en Europe » ;

La Chaire d’économie et développement des territoires : récemment créée et dirigée par Laurent Davezies, spécialiste du développement territorial, ancien professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris.

 

Ce diplôme vient remplacer le Magister « Aménagement et conception urbaine », diplôme d’établissement propre au CNAM, préfigurant le Master. Le passage du Magister au Master a permis d’étoffer l’équipe enseignante, d’augmenter l’offre d’enseignements et le volume horaire du diplôme.

Véritable Master (sur deux années complètes de formation), ce diplôme se positionne clairement sur un public de professionnels en activité ou en reconversion qui souhaite développer ou actualiser ses connaissances et compétences pratiques en urbanisme et aménagement du territoire.

L’offre de formation continue diplômante en urbanisme, compatible avec une activité professionnelle à plein temps, est très limitée en France. Seuls l’Institut d’urbanisme de Paris (Master « Maîtrise d’ouvrage des projets urbains ») et l’Institut d’urbanisme de Grenoble (Master « Urbanisme et projet urbain ») proposent des formations de ce type.

La plaquette du diplôme présente l’équipe enseignante composée à la fois d’enseignants-chercheurs et de professionnels en activité de grande réputation tels que Philippe Estèbe, Laurent Davezies, Bernard Dreyfus ou Pierre-Alain Trévelo.

Sur chaque année de formation, les auditeurs bénéficient à la fois de séances de cours théoriques et pratiques qui se déroulent le soir en semaine ou le samedi en journée, d’un atelier d’urbanisme et d’un stage de trois mois minimum, sanctionné par la rédaction d’un mémoire de stage. Il s’agit donc d’un diplôme sérieux et complet qui aborde l’urbanisme et l’aménagement du territoire, aussi bien sous l’angle des politiques publiques que sous celui de l’urbanisme opérationnel ; une formation généraliste.

 

Quelle lisibilité ?

 

Avec la dénomination « Aménagement, ville et territoires », on peut regretter que l’urbanisme n’apparaisse pas dans le nom du diplôme, d’autant plus que ce dernier forme des urbanistes ! Un nom à rallonge d’un diplôme ajoute de la confusion pour les candidats et les recruteurs ; une dénomination « Urbanisme » ou « Urbanisme et aménagement » eût été plus efficace.

Le diplôme est assuré conjointement par trois chaires complémentaires, mais il est compliqué de savoir s’il s’inscrit, comme l’ancien Magister « Aménagement et conception urbaine », dans les locaux de la Chaire d’urbanisme du CNAM, dont le fonctionnement est proche de celui d’un institut d’urbanisme.

Dans un environnement très concurrentiel de l’offre de formation en urbanisme, particulièrement en Île-de-France, ce diplôme se pose en candidat sérieux et pourrait prétendre à la labellisation « Diplôme d’urbaniste » défendue par le Collectif national des jeunes urbanistes (CNJU).

Affaire à suivre.

Rédigé par Clm

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