Quand l'ensemble des sciences sociales est menacé de cannibalisation

Publié le 11 Février 2010

Dans le prolongement de la mobilisation des urbanistes contre la cannibalisation de leur profession par d'autres connexes (architectes, géomètres, ingénieurs, etc.), sept établissements parisiens ont décidé, dans le cadre de la fondation d'un Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), de créer un diplôme, "Ingénieur en sciences sociales".

L'Observatoire Boivigny rapporte les éléments sur la création de ce PRES :
 Boivigny.

Les sept établissements concernés sont :
- le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), 
- l’École française d’Extrême-Orient (EFEO), 
- l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 
- l’École nationale supérieure des arts et métiers (Arts et métiers ParisTech), 
- l’École pratique des hautes études (EPHE), 
- l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe), 
- l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

On peut y lire un peu plus loin que : "L’un des projets majeurs de ce PRES serait de lancer un diplôme d’ingénieur en sciences sociales afin de contribuer au rapprochement entre les sciences sociales et les sciences pour l’ingénieur, et avec le monde des entreprises".

Rapprochement ou asservissement ? On peut sincèrement se poser la question. Beaucoup de professions et/ou de disciplines ont une tendance englobante. Elles peuvent donner l'impression à leurs pratiquants (étudiants, chercheurs, diplômés) que leur discipline a réponse à tous les maux.

La France se distingue en ce sens pour le diplôme d'ingénieur, où l'on trouve des ingénieurs - sociologues, urbanistes, économistes, managers, etc. Notons, que cette hégémonie de l'ingénieur est une spécificité française (ce n'est pas le cas en Allemagne par exemple) et posons-nous donc la question de l'ingénieur en sciences sociales : un réel rapprochement ? 

Rédigé par Clm

Repost 0
Commenter cet article