L’École normale supérieure (ré)investit l'urbanisme

Publié le 5 Novembre 2013

L’École normale supérieure (ré)investit l'urbanisme

Signe d’un regain d’intérêt des enseignants-chercheurs et des étudiants pour la ville et les territoires, l’École normale supérieure (ENS), Grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche, propose désormais, une mineure « Études urbaines, aménagement, urbanisme » aux élèves normaliens.

Locaux de l'École normale supérieure, rue d'Ulm à Paris (5ème arrondissement)

Locaux de l'École normale supérieure, rue d'Ulm à Paris (5ème arrondissement)

Le Diplôme de l’École normale supérieure : une formation spécifique

Le Département de géographie dispense la formation dans le cadre du « Diplôme de l’École normale supérieure », diplôme spécifique à l’école, de niveau BAC+5 qui s’obtient par la validation d’un minimum de 36 ECTS d’enseignements propres à l’école et l’obtention d’un Master dans la discipline du diplôme, reconnu par l’école.

Le diplôme obtenu est assorti d’une mention principale (Biologie, Chimie, Études cognitives, Informatique, Mathématiques et Applications, Physique, Géosciences, Histoire, Histoire et Théorie des Arts, Géographie, Littérature et Langages, Philosophie, Sciences de l’Antiquité ou Sciences sociales)  et d’une mention secondaire.

Une majeure en géographie et une mineure en urbanisme

La mineure « Études urbaines, aménagement et urbanisme » est une mention secondaire du Diplôme de l’École normale supérieure, mention « Géographie ». À ce titre, ce diplôme ne forme pas à titre principal en urbanisme, mais en géographie. Les principaux débouchés sont l’enseignement et la recherche (certains élèves passent et obtiennent par ailleurs l’agrégation de géographie).

Le Département propose également d’autres mentions secondaires à ses élèves en environnement, géographie culturelle, géopolitique, ainsi qu’un parcours spécifique « Diplomatie » pour préparer les élèves aux concours du Quai d’Orsay.

La mineure proposée se compose aujourd’hui de cinq séminaires :

  • Introduction à l’urbanisme et à l’aménagement
  • Les métiers de l’aménagement et de l’urbanisme
  • Séminaire de recherche « Politiques culturelles et enjeux urbains»
  • Séminaire « Territoires de l’exclusion »
  • Séminaire de recherche « Résilience urbaine »

 

Le changement de direction du Département de géographie de l’école peut expliquer la création de cette mineure. Emmanuèle Cunningham-Sabot, Professeur des universités, dirige aujourd’hui le département. Elle assure ses principaux enseignements en urbanisme et aménagement du territoire.

Master d’urbanisme + Diplôme de l’ENS : cursus d’urbaniste de haut niveau

Avec cinq séminaires, l’offre d’enseignement est donc encore limitée sur les questions d’urbanisme et d’aménagement du territoire à l’ENS. Rappelons toutefois que le cursus d’un élève se compose d’un master et du diplôme de l’école.

Il peut alors tout à fait être envisagé qu’un élève, si l’école l’accepte, puisse suivre un cursus de Licence + Master (ou Master seulement en fonction du niveau d’admission) en urbanisme en plus du diplôme de l’école mention secondaire « Études urbaines, aménagement, urbanisme ».

Cette configuration n’est pas nouvelle, puisque quelques élèves de l’ENS, obtiennent chaque année leur diplôme avec un Diplôme national de Master (DNM) en urbanisme avec leur diplôme.

Parmi les diplômes qui pourraient tout à fait être acceptés par l’ENS, on peut noter, le Magistère « Aménagement : milieux, espaces, sociétés » et le Master « Urbanisme et aménagement », de l’Institut de géographie de la Sorbonne (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), mais également le Master « Territoires, espaces, sociétés » de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ce dernier formant plus aux études urbaines pour devenir chercheur en géographie, histoire ou urbanisme principalement.

L’association d’un Master d’urbanisme et du Diplôme de l’École normale supérieure mineure « Études urbaines, aménagement, urbanisme » constitue une très solide formation d’urbaniste, avec une offre supplémentaire d’enseignements de haut niveau dans le domaine.

Si l’ENS poursuit dans cette voie et approfondit la filière, elle pourrait créer une voie privilégiée de haut niveau pour la formation des urbanistes, et plus particulièrement des enseignants-chercheurs de la section 24 « Aménagement de l’espace, urbanisme », du Conseil national des universités (CNU) ; affaire à suivre.

Rédigé par Clm

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